Türk Sanat Müzigi ou Klasik Türk Müzigi que l'on peut traduire par « Musique Classique Turque» s'est développée parallèlement à la création et l'évolution de l'Empire Ottoman.

Les origines de la musique turque remontent l'époque des Seldjoukides, des populations turques d'asie centrale mais atteint son apogée durant l'empire ottoman. La grandeur et l'extension de l'Empire Ottoman caracétrisée par les nombreuses expéditions et conquêtes expliquent aujourd'hui la présence de la musique turque dans beaucoup de pays.
La Musique Classique turque porte en elle la richesse de l'histoire Ottomane. Les nombreuses influences des populations vivants avec les Turcs comme les Byzantins, les Grecs, les Persans, les Arabes, les Juifs ou les Arméniens ont rendus plus riches et variées cette musique.



Concernant la musique turque, les premiers écrits datent du 15ème siècle. Il existe environ 8000 compositions écrites cependant, le processus de déclin de l'Empire au début du 19ème siècle a entrainé  un appauvrissement de la musique classique et surtout de son écriture. Initialement composée de riches « makam » et nombreux « usûl », la Musique Classique Turque a graduellement disparue pour laisser la place à une musique de divertissemenent de rue. Ainsi les « sarki » (chants) devenus très populaires ont petit à petit remplacé cette musique. Par la suite des oeuvres que nous pouvons classer dans « Klasik Turk Muzigi » ont été composées notemment au début du 20ème siècle.

La Musique Classique Turque  est fondée sur le « makam » qui est un système modale. Il existe plus de 400 makam mais seul une centaine sont aujourd'hui utlisés. Le « usûl » est d'une certaine manière le tempo de l'oeuvre, ou plus précisémet le rythme.

Quelques définitions​

Sarki: une improvisation en solo des parties vocales et instrumentales dont l'interprétation commence par quelques phrasés brefs, autour de l'un des tons fondamentaux, dans l'une des nombreuses gammes traditionnelles. Ensuite, le thème se développe graduellement autour des interprétations du maqâm par le chanteur.

Fasil: oeuvres composées dans le même « makam » et classées selon un ordre très précis.
Dans un « Fasil complet » il y a des œuvres vocales et instrumentales dans cet ordre:

Peşrev  (prélude rythmé en quatre parties)
Birinci Beste veya Kâr (compositions)
İkinci Beste (compositions)
Ağır Semai (air lent)
Şarkılar (chants)
Yürük Semai (air gai)
Saz Semaisi (air instrumental)

Karma fasil: des fasil mixtes qui sont composées d'oeuvres de « makam » différents mais très proches,

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L'Ut

L'Ut est un instrument de musique à cordes pincées très répandu dans les pays arabes, en Turquie, en Grèce et en Arménie. Son nom vient de l'arabe al-oud (signifiant « le bois »), terme transformé en Europe en laute, alaude, laud, liuto, luth. En extrême-orient, il a probablement inspiré le pipa (琵琶) chinois, en japonais biwa.

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Le saz

Dans la culture turque, mais aussi kurde, arménienne, etc., le saz est l’instrument de prédilection de l’aşık, sorte de barde à la fois poète, compositeur, musicien et chanteur.

Le kanun
est un instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table, très répandu dans les pays du Moyen-Orient ainsi qu'en Grèce, en Iran, en Arménie et au Turkestan chinois. Il ne faut pas le confondre avec le santour qui est un instrument à cordes frappées.

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Le davul
Le davul est un tambour à deux faces très répandu au Moyen-Orient et assez proche du dohol.

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Le ney
Le ney est une flûte oblique à embouchure terminale en roseau, originaire d'Asie centrale, dont les plus anciennes formes datent de l'âge des pyramides (représentation sur des peintures tombales égyptiennes vers 3000-2500 av. J.-C.).